En Belgique, 62,5 % des chercheurs d’emploi sont à risque de précarité. Des risques de pauvreté qui sont encore plus importants à Bruxelles. Pierre Chaudoir et Thibault Balthazar, attaché de presse de Bruxelles Formation, ont creusé cette thématique avec leurs invités et ont proposé des pistes de solution pour faire face à cette problématique.
62,5% des chercheurs d’emploi sont à risque de précarité, en Belgique. Les risques de pauvreté augmentent encore considérablement dans la capitale. Quels sont les critères qui définissent la précarité ? Quelles solutions existent déjà et quelles sont celles envisagées dans un futur proche à Bruxelles ?
Pour entendre les réponses à ces questions, ne manquez pas le septième et dernier volet de la saison de notre podcast Next Step, une émission radio produite par BXFM et Bruxelles Formation qui traite de thématiques en lien avec la formation et l’emploi et animée par Pierre Chaudoir et Thibault Balthazar, attaché de presse de Bruxelles Formation.
Lors de cet épisode, vous entendrez les interventions de personnes passionnées qui se mobilisent pour venir en aide aux personnes en situation de précarité. Vous aurez également l’occasion de découvrir le témoignage de Lili, travailleuse dans un CPAS sous Article 60 et dont le contrat se termine prochainement.
Lili a 38 ans et élève seule ses deux enfants. Passionnée de mode et formée en stylisme, elle peine pourtant à trouver un travail dans son domaine. Déterminée, elle parvient à intégrer un CPAS sous contrat Article 60[1]. Mais ce contrat touche bientôt à sa fin – de manière impromptue – la plongeant dans l’inquiétude et soulevant de nombreuses questions pour son avenir.
Si Myriam Dahan, Directrice de notre centre BF tremplin, se montre optimiste quant aux opportunités qui s’ouvriront à Lili – notamment grâce à ses nombreuses compétences -, elle rappelle que la précarité vécue par les chercheurs d’emploi est bien réelle.
Les difficultés vécues par ces chercheurs d’emploi touchés par la pauvreté sont multiples et multifactorielles. Outre l’accès à l’emploi, l’accès au logement constitue aussi un véritable défi à Bruxelles. À cela s’ajoute la question de la garde d’enfants, une vraie problématique qui impacte essentiellement les femmes.
Mais, qu’est-ce que la précarité ? Comment se définit-elle ? Quelles aides concrètes sont mises en place pour aider les stagiaires de Bruxelles Formation en situation de précarité ?
Caroline Ledent, Responsable du service aux usagers de Bruxelles Formation, explique que la précarité se définit essentiellement par le montant des revenus perçus.
Pour aider ces personnes en détresse, Bruxelles Formation a mis en place le plan Égalité des Chances & Inclusion, grâce auquel la réflexion quant à la mise en place de nouveaux dispositifs intégrant d’autres dimensions, telles que le handicap, les troubles de l’apprentissage, l’égalité homme/femmes ou la fracture numérique continue de fructifier.
Mais Bruxelles Formation ne s’arrête pas là. En effet, certaines dispositions permettent aux stagiaires qui ont peu de moyens, de suivre leur formation dans de bonnes conditions : prêt de pc portable, gratuité des formations pour les chercheurs d’emploi, …
Une évolution des profils concernés par la précarité
Être chercheur d’emploi constitue un risque supplémentaire d’exposition à la précarité. Mais Myriem Amrani, présidente du CPAS de Saint-Gilles, observe également une situation très préoccupante : l’augmentation croissante de travailleurs ayant recours à un complément de revenus au CPAS. Ces personnes travaillent mais ne parviennent pas à vivre de leur salaire.
Selon elle, la Réforme du chômage n’arrangera pas la situation. 60 % d’exclus depuis le 1er janvier 2026 sont déjà arrivés au CPAS. Myriem Amrani s’attend à une nouvelle explosion de demandes avec la vague de ce mois de mars.
Quels sont les next steps à prévoir ?
Selon la présidente du CPAS de Saint-Gilles, il est urgent de renforcer le dialogue avec les entreprises qui expriment éprouver des difficultés à recruter des profils qualifiés.
Myriem Amrani confirme que les leviers publiques, tels que l’Article 60, sont précieux pour accéder à l’emploi. Ils permettent notamment de réapprendre à travailler, d’offrir des solutions de garde d’enfants, mais aussi de retrouver de l’estime de soi ainsi qu’une place dans la société.
Et la formation dans tout ça ?
On ne le redira jamais assez, la formation permet de sortir du chômage, de trouver un travail durable et donc de sortir de la pauvreté.
Avec la formation, on passe de 54 % à 71 % de chance de trouver un emploi !
Retrouvez notre agenda des formations dédiées aux travailleurs en insertion sous contrat Article 60
Écoutez l’intégralité du septième volet du podcast Next Step – Les métiers en pénurie à Bruxelles, au cours duquel sont intervenus Lili, travailleuse sous article 60, Myriam Dahan, directrice de BF Tremplin, Caroline Ledent, Responsable du service aux usagers de Bruxelles Formation, Myriem Amrani, présidente du CPAS de Saint-Gilles, sous la houlette de Pierre Chaudoir, animateur sur BXFM et de Thibault Balthazar, attaché de presse de Bruxelles Formation.
La précarité des chercheurs et chercheuses d’emploi bruxellois
[1] Le contrat Article 60 est un dispositif d’insertion socio-professionnelle géré par les CPAS. Il permet à une personne bénéficiant du Revenu d’Intégration Sociale (RIS) ou en difficulté d’insertion de travailler suffisamment de jours pour (ré)ouvrir ses droits sociaux, essentiellement le droit aux allocations de chômage. Son objectif principal est de favoriser un retour durable vers l’emploi.