La construction manque de bras, et ce n’est pas nouveau ! Couvreurs, maçons, électriciens figurent sur la liste officielle 2025 des métiers en pénurie en région bruxelloise. Il y a quelques jours, le ministre-président bruxellois Boris Dilliès, qui est aussi en charge de la formation professionnelle, a visité le centre de Bruxelles Formation à Neder-Over-Hembeek. L’an dernier, 417 personnes y ont suivi une formation dans les métiers de la construction.
En septembre dernier, Wanaco a entamé la formation de couvreur, ardoisier, zingueur. Un métier dont il découvre la richesse « ce que j’aime, c’est le travail de la matière, métal, pierre et terre cuite… Et la géométrie aussi. Il faut bien sûr de la rigueur, mais ce qui me plaît surtout c’est le travail en extérieur, par tous les temps ». Quant aux perspectives d’emploi à Bruxelles, le jeune homme ne se fait aucun souci. Ce que confirme Philippe Segers, son formateur. « Les personnes qui accrochent vraiment et terminent la formation ont la quasi-certitude de trouver un travail rapidement ».
Pas de boom des inscriptions depuis la fin des allocations de chômage
« Le secteur de la construction reste un secteur qui souffre de son image », reconnaît toutefois Sihame Al Barajraji, la directrice du pôle Construction, chez Bruxelles Formation. « D’ailleurs, nous n’avons pas constaté une hausse signification des inscriptions depuis l’annonce de la fin des allocations de chômage ». L’image d’un métier difficile et salissant reste tenace. Pourtant, constate la directrice, de plus en plus femmes s’orientent vers les métiers de la construction.
Dans l’atelier, sur 14 stagiaires « couvreurs », deux sont des femmes
Des campagnes d’information et de sensibilisation à destination des chercheuses d’emploi, ont été réalisées en partenariat avec les entreprises du secteur, ajoute Sihame Al Barajraji. Les métiers de la construction leur sont de plus en plus accessibles et cela se ressent dans certaines de nos formations où la moitié des stagiaires sont des filles ou des femmes. De quoi réjouir Boris Dilliès, le Ministre-président bruxellois. La construction est et restera un important pourvoyeur d’emplois à Bruxelles pour de futurs grands chantiers : « Avec Kanal, le centre de Congrès, la reconversion d’Audi-Forest, il y aura une demande supplémentaire ».
Pour Boris Dilliès, les entreprises recherchent de la main-d’œuvre qualifiée malgré l’arrêt des primes Rénolution
Quant à la fin des primes Rénolution dénoncée l’an dernier par les entreprises et les syndicats, et accusée de fragiliser le secteur de la construction, le Ministre président botte en touche : « Ce n’est pas avec des primes qu’on va régler la question de l’emploi à Bruxelles ». A Bruxelles, 36.000 personnes travaillent dans la construction. Un secteur qui doit attirer une nouvelle main-d’œuvre pour compenser les futurs départs à la retraite et le défi de la rénovation énergétique des bâtiments, explique Embuild, la confédération belge de la construction.
Source: Se former aux métiers de la construction : un tremplin vers l’emploi à Bruxelles – RTBF Actus
Lien vers l’article de Bruzz: Dilliès bezoekt opleidingscentrum: ‘Handenarbeid is niet het einde van je leven’ | BRUZZ