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Les personnes désireuses d’obtenir la nationalité belge peuvent désormais passer des tests linguistiques à Bruxelles Formation

Actualités - 19 février 2014

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Ce mercredi 19 février, Bruxelles Formation a présenté aux Communes, aux CPAS et à ses partenaires de l’insertion socio-professionnelle les tests linguistiques élaborés par l’institution dans le cadre de la procédure d’accès à la nationalité belge.

La loi du 4 décembre 2012 a en effet modifié l’accès à la nationalité belge, désormais subordonné à la preuve de la connaissance minimale d’une des trois langues nationales. L’arrêté royal (14 janvier 2013) portant exécution de la nouvelle loi a désigné Bruxelles Formation comme organisme compétent pour délivrer des attestations de niveau A2 (connaissance linguistique minimale pour l’obtention de la nationalité belge).

Selon la nouvelle loi, l’acquisition de la nationalité belge peut s’obtenir soit via un diplôme de l’enseignement secondaire supérieur ou équivalent, soit via une attestation de formation professionnelle de minimum 400 heures ou encore via la preuve de 5 années de travail ininterrompues.

La nouvelle loi précise également que la preuve de la connaissance d’une des langues nationales peut aussi être apportée par une certification linguistique du Selor ou encore, par une attestation de réussite d’une des trois langues nationales, au niveau demandé, délivrée par les Offices régionaux de la formation professionnelle et de l’emploi ou par un établissement d’enseignement.

Mais jusqu’à présent, aucune institution publique n’avait mis sur pied cette dernière possibilité . «C’est donc une première en Belgique francophone. Bruxelles Formation est aujourd’hui en capacité d’offrir ce service, gratuitement, à 500 candidats à la nationalité par an», déclare Rachid Madrane, Ministre chargé de la Formation professionnelle à la Cocof.

Les premières batteries de tests visant à évaluer les 5 compétences de niveau A2 (compréhension orale et écrite, expression orale et écrite, interaction) sont opérationnelles. Elles ont déjà été testées auprès de quelques candidats, avec succès.

Le test n’est pas une obligation mais bien une des possibilités de pouvoir attester de sa connaissance suffisante de la langue. Il est donc très important que les agents communaux et autres intervenants puissent instaurer un dialogue minimum avec le demandeur afin de déterminer quelles sont les preuves qu’il peut apporter et la meilleure manière d’agir en fonction de sa situation personnelle.

« Je suis particulièrement fier que Bruxelles Formation soit le premier à s’approprier ce projet, je lance aussi ici un appel vers d’autres acteurs potentiels tel le Forem, le VDAB, l’Enseignement de promotion sociale… Je souhaiterais que eux aussi se lancent, sur base de l’expertise développée par Bruxelles Formation afin que ce service soit accessible au plus grand nombre sur l’ensemble du territoire », poursuit Rachid Madrane. «Enfin, je remercie ma collègue Fadila Laanan pour son soutien apporté via le Fonds Européen d’Intégration.»

«Bruxelles Formation travaille actuellement à la mise en oeuvre d’une plate-forme internet accessible à l’ensemble des opérateurs reconnus dans le cadre du code de nationalité, plate-forme qui pourrait héberger les batteries de tests linguistiques et effectuer un suivi précis des activités de chacun des partenaires dans ce cadre. Cette mission correspond parfaitement à notre statut d’organisme d’intérêt public et s’inscrit dans notre rôle de chef d’orchestre de la Formation professionnelle et de facilitateur de formations pour les citoyens et le tissus économique bruxellois », conclut Olivia P’tito, directrice générale de Bruxelles Formation.

La Dernière Heure Bruxelles 20/02/2014, pages 20 et 21